Exhaustivité des systèmes de…

Exhaustivité des systèmes de surveillance des victimes d’accidents de la route à Ouidah : Méthode de capture-recapture.

Dosten KPOZEHOUEN1, Yolaine GLELE AHANHANZO1, Ghislain SOPOH1

1 Institut Régional de Santé Publique – Route des Esclaves, Cotonou. Ouidah, – Université d’Abomey-Calavi – BP 918 – Ouidah – Bénin.

 

Les accidents de la route constituent un véritable problème de santé publique dans les pays en voie de développement. Au Bénin, ils représentent la sixième cause de décès chez les personnes âgées de 15 ans et plus. Les principales sources d’informations sur les accidents de la route que sont les forces de l’ordre et les formations sanitaires fournissent des informations discordantes.

Dosten KPOZEHOUEN

La prise de décision en matière de sécurité routière est donc limitée ; ce qui est d’autant plus inquiétant quand on sait que le pays ne dispose pas de politique de sécurité routière. C’est également ce qui a suscité l’intérêt d’une recherche chez l’un des lauréats  de la bourse du Projet de Recherche Multidisciplinaire pour la prévention des Accidents de la Route dans le cadre de la rédaction de son mémoire.

L’objectif de cette étude était d’évaluer la capacité des dispositifs de collecte de données sur les accidents de la route en place au Bénin à produire des informations de qualité. A l’issu de ce travail, il en est ressorti que ces deux dispositifs avaient de faibles performances. Les informations produites par ces dispositifs étaient de qualité peu suffisante.

En effet, les forces de l’ordre n’étaient en mesure d’identifier que 5% des victimes d’accident de la route dans la ville de Ouidah en Mars 2019, contre 38% pour les formations sanitaires. Pour une meilleure appréciation de l’ampleur des accidents de la route au Bénin, la combinaison des données produites par les deux dispositifs devrait être envisagée.

 

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Consommation de substances ….

Consommation de substances psychoactives et accidents de la route chez les conducteurs de taxi-moto à Cotonou (Bénin)

Akouété Nicolas Eudon-Marie GAFFAN1, Yolaine GLELE AHANHANZO1, Charles SOSSA-JEROME1, Angélique KPADE1, Dosten Hauriac KPOZEHOUEN1, Edgard-Marius OUENDO1

1Institut Régional de Santé Publique – Route des Esclaves, Cotonou. Ouidah – Université d’Abomey-Calavi – BP 918 – Ouidah – Bénin.

Au Bénin, les taxi-motos représentent l’essentiel des services de transport notamment dans la ville de Cotonou. Cette activité reste toutefois peu réglementée ; ce qui contribue au développement de nombreux comportements à risque d’accident de la route. Nous avons mené une étude pour entre autres identifier les raisons qui expliquent les accidents de la route chez les conducteurs de taxi-moto à Cotonou.

Akouété Nicolas Eudon-Marie GAFFAN

Cette étude a permis de confirmer l’idée reçue selon laquelle les conducteurs de taxi-moto sont fréquemment impliqués dans des accidents de la route. Nous avons aussi remarqué que les accidents de la route survenaient majoritairement aux termes des trois premières années d’activité. Ceci pourrait être attribuable au manque d’expérience de conduite des nouveaux conducteurs se manifestant par l’adoption de certains comportements à risque au cours de cette période.

Un renforcement de la réglementation du secteur des taxis-motos et une promotion de comportements sécuritaires chez ces derniers pourraient contribuer à réduire la fréquence des accidents de la route au cours de cette période. Par ailleurs, l’une des raisons identifiées pour expliquer les accidents de la route dans les rangs des conducteurs de taxi-moto était la consommation d’alcool qui constitue un comportement relativement fréquent chez ces derniers. Ceci montre la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation en direction d’une réduction de la consommation de boissons alcoolisées au niveau des usagers de la route en général et chez les conducteurs de taxi-moto en particulier.

 

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Facteurs associés au niveau de …

Facteurs associés au niveau de connaissance du secourisme chez les conducteurs de taxi-moto au Bénin

Angélique A.H. KPADE1*, Yolaine GLELE AHANHANZO1, Nicolas GAFFAN1 , Dosten KPOZEHOUEN1, Edgard-Marius OUENDO1

Affiliations
1 Institut Régional de Santé Publique – Route des Esclaves, Cotonou. Ouidah, – Université
d’Abomey-Calavi – BP 918 – Ouidah – Bénin

Notre étude a porté sur le niveau de connaissance sur les gestes de premiers secours en cas d’accident de la route chez les conducteurs de taxi-moto à Cotonou. En effet ces derniers constituent des maillons privilégiés à intégrer dans la chaîne de premiers secours étant généralement les premiers arrivants sur le site d’un accident de la route.

Angélique A.H. KPADE

Angélique A.H. KPADE

Il s’est alors agi d’apprécier leur niveau de connaissances sur la base d’un questionnaire structuré à cet effet. De nos résultats il ressortait que ces conducteurs ont pour la majorité, un niveau de connaissances insatisfaisant des gestes de premiers secours. Il faut remarquer que la majorité de ces conducteurs a exprimé la volonté de participer à une formation éventuelle sur les premiers secours guidés pour la plupart par l’intérêt de porter obligatoirement secours à tout citoyen.

Un plan opérationnel décliné en activités a été  proposé  à l’issue et dont la mise en  application serait un moyen privilégié d’améliorer les premiers secours ainsi que les soins et services pré hospitaliers au plan national.

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L’UR ReMPARt intègre le Groupe De RIT

L’UR ReMPARt du projet PRD de l’IRSP intègre le Groupement De Recherche International Trauma

Photo de famille de tous les participants

Les GDRi ou Groupement De Recherche internationale sont des instruments de recherche mis en place et financé par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). L’idée est d’accompagner les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires dans leurs activités de recherche menées spécifiquement dans les pays en voie de développements dans la logique d’une recherche à vocation internationale

Le 11 octobre 2018 dans la salle de réunion N° 5 de l’ABMAQ à Ouagadougou au Burkina Faso, s’est tenu la première rencontre du Groupe De Recherche international Trauma (GDRi Trauma) qui est consacré à la recherche sur les traumatismes et accidents de la route. Les pays membres fondateurs de ce GDRi Trauma sont le Burkina Faso, la Cote d’ivoire, la France, le Canada et le Bénin à travers l’UR ReMPARt représentée ce jour par Dr Paraiso N. Moussiliou Coordonnateur de la Recherche et des Projets de l’IRSP et Dr Alphonse Kpozèhouen, chef du Département Epidémiologie et Bio-Statistiques de l’IRSP.

Séance de travaux de groupe

L’absence d’équipe de recherche sur la question des traumatismes de la route en Afrique francophone a été un atout pour la sélection et le financement du GDRi Trauma par l’IRD en 2018. Ainsi ce GDRi vient combler un gap en se fixant pour objectif d’une part de mener de la recherche générale, théorique, interventionnelle sur les accidents de la route et les traumatismes et d’améliorer les connaissances sur les accidents de la route et les traumatismes associés. Le second objectif est celui du renforcement des capacités et le partage des connaissances à travers les différentes disciplines présentes et différents instruments comme les formations de courte durée.

Les activités de ce GDRi vont se dérouler sur 4 ans renouvelables une fois, dans le but est de mettre en place une équipe africaine fonctionnelle et performante de recherche sur les traumatismes et accidents de la route. Les réponses aux appels à projet constituent par ailleurs, une stratégie d’intervention essentielle pour faire fonctionner et financer les différents programmes de recherche du GDRi Trauma. La production de publications scientifiques et des notes de politique permettra de mettre en valeur les travaux qui seront réalisés. La participation des membres du GDRi Trauma aux réunions scientifiques permettra également d’améliorer la visibilité du réseau et de tous ces membres.

Vue partielle de la tribune officielle.

L’intégration du GDRi Trauma par l’UR ReMPARt constitue une réelle opportunité d’échanges, de visibilité et surtout de réseautage avec d’autres groupes de recherche mobilisés à l’international autour de la problématique des accidents et traumatismes de la route. Elle constitue également une étape marquante dans la mise en place du processus de pérennisation des acquis du projet PRD-ReMPARt de l’IRSP.

Des perspectives particulièrement intéressantes se profilent désormais à travers la mobilisation des différentes équipes du GDRi et de leurs différents partenaires du Nord et du Sud pour la recherche conjointe de financement autour des questions communes d’intérêt auprès des partenaires à travers différents projets tels que le Montage de Réseau Scientifique Européen et/ou International (MRSEI) par exemple.

Partage d’expérience sur la sécurité routière

Le projet ReMPARt finance une voyage d’étude sur la Belgique

Dans le cadre du projet ReMPARt « Recherche Multidisciplinaire pour prévenir les Accidents de la Route au Bénin », un voyage d’études dans des Institutions Belges impliquées dans la sécurité routière a été organisé du 22 au 29 septembre 2018 au profit d’une délégation composée de trois doctorants du projet et d’une représentante du Centre National De Sécurité Routière du Bénin. Cette délégation a été conduite dans les institutions par le Professeur Alain LEVEQUE de Université Libre de Bruxelles, coordonnateur Nord dudit Projet. Cette mission avait pour objet de permettre aux participants d’explorer le système belge de gestion de la sécurité routière en général, d’élucider quelques préoccupations nécessaires aux doctorants pour finaliser leurs protocoles de recherche et développer leurs sujets de recherche en particulier

La première visite a été effectuée à l’Agence Wallone pour la Sécurité Routière à Namur. Les discussions à cette étape ont porté sur la problématique des accidents dont les conséquences néfastes n’épargnent pas la Belgique, sur leur prise en charge en Belgique et sur l’organisation structurelle et activités de cette agence qui gère la sécurité routière de la Wallonie et fait partie du Conseil Supérieur Régional de la Sécurité Routière de la Wallonie.

La deuxième visite a eu lieu à HI (Humanité Inclusion, ex Handicap International. Les points essentiels abordés à cette étape sont la présentation de HI et les activités de sécurité routière menées jusque-là par cette structure. On peut retenir que plusieurs pays africains dont le Bénin ont accueilli des projets de HI dans le cadre de la sécurité routière. Il s’est agi en général de l’assistance technique à long terme, du développement d’un plaidoyer, du renforcement institutionnel, des activités de sensibilisation dans les écoles, des enquêtes et recherches, de la formation au secourisme, etc.

La troisième visite d’échange a été à VIAS institute, Association à gestion autonome avec focus sur le changement de comportement, animée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs académiques, ingénieurs, psychologues, criminologues et autres consultants intervenant dans quatre grands domaines (sécurité routière, sécurité intégrale, mobilité et santé). Cette structure est dotée de plusieurs laboratoires permettant d’évaluer la conformité aux normes ISO 17020 ou ISO 17025 des instruments de mesure des structures agrées pour le contrôle technique des véhicules (homologation) ou pour la certification des produits ou matériels de sécurité routière avant importation (casques, poteaux électriques et autres dispositifs de signalisation, appareils de mesure de l’alcoolémie, tachographes (radars) etc.).

Les expériences du Bénin ont été au fur et à mesure partagées avec les acteurs rencontrés. Cette visite a permis à l’équipe de tirer beaucoup de leçons des expériences de ces institutions et de mieux comprendre les approches utilisées pour assurer une prévention efficace des accidents de la voie publique. Les échanges ont aussi été très fructueux et enrichissants en terme d’idées, de méthodologies et outils pour développer la recherche sur les accidents de la voie publique au Bénin.

Transfert de compétences

Les acteurs de l’IRSP désormais armés pour améliorer l’utilisation des résultats de leurs recherches 

Dans le monde scientifique, les résultats des recherches sont plus partagés dans des articles, conférences ou colloques scientifiques. Outre les scientifiques, il est important de faire connaître les résultats des recherches aux utilisateurs, aux décideurs et au grand publics en vue de leur utilisation. Ce partage se fait à travers un transfert de connaissances (TC).

Quelques participants à la formation

C’est dans ce cadre que, du 16 au 18 octobre 2018, dans la salle BAP 142 de l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP), le Dr Christian DAGENAIS de l’équipe RENARD de l’Université de Montréal au Canada, grâce au projet ReMPARt, a renforcé les compétences des acteurs de l’IRSP sur le TC. Il se définit comme l’ensemble des efforts consentis pour contribuer à faire connaître et reconnaître les activités et les résultats de recherche en vue de leur utilisation par les utilisateurs, les décideurs et le grand public par une démarche interactive ou non. Le TC peut être de proximité au groupe ciblé par la recherche ou être étendu à d’autres groupes. L’utilisation des connaissances peut être conceptuelle, instrumentale ou persuasive. Il s’agit d’un processus comportant plusieurs étapes dont les deux principales sont l’adaptation et la diffusion. Il existe plusieurs modèles de TC dont les modèles :

  • « Expert » qui est essentiellement orienté vers la diffusion de connaissances et n’implique pas les utilisateurs donc peu orienté vers le changement de pratiques,
  • « Résolution de problème » qui apporte des réponses concrètes aux questions des utilisateurs et ;
  • « Interactif » impliquant les acteurs.

Ce TC nécessite une expertise individuelle et doit prendre en compte certaines caractéristiques liées aux utilisateurs et au chercheur. A travers des présentations et des exercices pratiques, les chercheurs de l’IRSP ont eu des notions sur comment préparer un TC par un processus délibératif, un diaporama, une note de politique, une capsule vidéo ou une infographie. Ils ont été averti de comment capter et convaincre son public lorsqu’on fait son TC. Enfin, ils se sont exercés à élaborer un plan de transfert de compétences.

Cette formation intensive, très pratique a été l’occasion pour les chercheurs d’acquérir des connaissances mais aussi de voir l’importance de prévoir le TC à l’issue de leur recherche et donc de prévoir ou rechercher un financement.

Formation sur le logiciel QGIS

Le projet PRD renforce les capacités des acteurs.

Un atelier d’initiation au système d’information géographique (SIG) et à la cartographie à l’aide du logiciel QGIS.

Dans le dessein de familiariser les acteurs aux concepts de base du Système d’Information Géographique (SIG) et de la cartographie par l’utilisation du logiciel QGIS, le projet PRD a organisé un atelier d’initiation au Système d’Information Géographique (SIG) et à la cartographie à l’aide du logiciel QGIS.  Cette formation qui a eu lieu du 9 au13 avril 2018 à l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) de Ouidah a réuni une vingtaine de participants qui sont des enseignants et personnel administratif de l’IRSP, des doctorants PRD, un représentant du Centre National de Sécurité Routière (CNSR). Deux formateurs, Mme Maëlle VERCAUTEREN DRUBBEL de l’Université Libre de Bruxelles (ULB/IGEAT/DGES) et Mr Roméo VIHOTOGBE du Ministère des Infrastructures et du Transport (MIT/DGI) ont animés cette formation en quatre modules que sont :

  • Initiation générale au logiciel libre QGIS et réalisation d’une première carte
  • Importation de données statistiques pour la cartographie
  • Recherche et élaboration de nouvelles données
  • Réalisation d’une carte thématique en autonomie : réalisation de cartes individuelles

Pendant les jours de formation, les participants ont appris à connaître et à manipuler le QGIS, logiciel de système d’information géographique (SIG) libre, gratuit et multiplateforme qui fonctionne sur la base de projets (format.qgs), qui utilise des sources de données très variées et nécessite pour certaines fonctionnalités une connexion internet.

Cette formation très importante et pratique a permis aux participants, grâce à des présentations théoriques et des séances de démonstration, de réaliser, des cartes thématiques  au cours des exercices pratiques à travers

  • la manipulation et l’analyse de variables quantitatives (import de données statistiques, association de données statistiques à une couche cartographique, choix de la représentation adaptée à une problématique cartographique et mise en page d’une carte thématique)
  • L’importation des données et génération des couches par groupe (principales sources de données et géo-traitements, édition d’un projet et création des groupes, création d’une couche de points à partir de coordonnées GPS dans QGIS, conversion d’une sélection en shapefile, utilisation d’un fonds de carte topographique, téléchargement et extraction des données dOpenStreetMap (OSM), utilisation de diverses extensions, gestion de systèmes de coordonnées et édition de données).

Les différents acteurs ayant participé à cette formation sont dorénavant aguerris pour représenter efficacement sur des cartes les données géographiques et thématiques en fonction de leur besoins dans les domaines d’intervention respectifs.